Hymne

Te voilà Ivre de vin, atroce sensation
Toi qui pensais pouvoir oublier tes déceptions,
Alors qu'en guise de surplus,
Ton corps vacille et ne répond plus...

Tu trébuches, tu te surpasses dans ton absurdité,
Croyant plus que tout être unique et de toute beauté,
Mais tu n'es qu'une épave, émissaire du malheur,
Que tu causes aux tiens, qui pleurent de douleur.

Oh Bête humaine qu'as-tu fait de ton existence ?
Tu la gâches, tu en as pourtant conscience...
Pourquoi ne réagis-tu pas ? Sors de ce sommeil sournois,
Ou tu es emprisonné et où ton Maître règne par l'effroi.

Le démon de la soif a pris possession de ta raison,
Tu apitoies les foules, ils voudraient te crier à l'unisson
Qu'ils donneraient leur vie pour t'épauler,
Mais jamais ton obstination ne les entendra hurler..

Tu te complais dans ta servitude,
Esclave de ce dieu disgracieux, qui, par habitude
Voudrait prendre ta pensée,
Pour, par amour, l'emporter dans ce gouffre assoiffé.

Et un jour viendra, où ton âme difforme
Attirée par les promesses de ce Dieu informe
Ne saura plus que choisir....
Vaut-il mieux vivre... ou mourir ?
 Hymne
# Posté le vendredi 14 septembre 2007 12:53
Modifié le jeudi 10 avril 2008 10:55

Déclaration



Tard dans la nuit, noire et glaciale,
Mon être supplicié frémit : je peux alors enfin percevoir
Ta marque d'amour et de tendresse, ce cri lugubre,
Toi qui ne convoques tes fidèles que lorsque le sang coule à flot...

Image obsédante : Fontaine de sang versé dans des calices immondes
Que je porte à mes lèvres, hideuses, pour me désaltérer
De cette soif de vengeance qui est la mienne
Et le faire de plus en plus proche de toi, pour l'Eternité.

Pourras-tu un jour me faire souffrir de plaisir,
Me griffer, me déchiqueter, te réjouir de ce supplice atroce
Je veux par toi toute entière être vidée, toi, Magnifique Roi Impie !
Pour enfin agoniser et m'effondrer dans tes bras....

Je jure de n'être fidèle qu'à ton saint Nom
Observer tes commandements lubriques et morbides
Sans jamais te renier, sans jamais poser mes yeux sur toi...
Car je veux partager ta vie, je la veux souterraine et éternelle...

Cette croix renversée, merveilleusement noire, sur ma peau se consumme
Me marquant à tout jamais de ton sceau céleste, irréversible vérité !
Mon destin t'est lié : tu sais que je me meurs sans tes bras
Le pacte est conclu, de par ce sang sacrifié je crie "Coupable"....

Démon de mes jours, Démon de mes nuits
Je te sens, je te vois, je t'entends : tu vis au fond de moi
Comme je t'aime... toi ma monstrueuse créature qui m'aliène...

Seigneur, attends l'heure propice, nous chercherons ensemble de nouvelles maîtresses....



 Déclaration
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# Posté le lundi 17 septembre 2007 03:10
Modifié le jeudi 10 avril 2008 12:04

Pensée

 Pensée


Quelle est cette sensation pénétrante
Qui me détruit lentement, me torture ?
Le Démon Mystique dans toute sa splendeur
Me marque de son sceau céleste,
J'agonise !
Qu'est-ce qui m'attire aveuglément,
La soif de Vivre ? Soif de ce silence glacé ?

Mon âme,
Enfin libérée de cette pesante enveloppe charnelle
Et frissonnante de désir
Va errer dans ces sombres cavernes putrides
Où souffrent les âmes torturées des anges déchus
Et où le sang, tel un torrent de larmes majestueuses
Baignera mon corps inanimé et repoussant de laideur
Je me noie ! J'étouffe ! Je me meurs...

Je boirai cette eau impure, source d'insondable tristesse
Attendant l'heure propice, tremblante,
Où Mon Prince des Ténèbres prendra chair et m'emportera
Vers la fontaine du vice, créée de sa main protectrice.
Noire, comme ton coeur, Masque Blaffard,
Mon Hôte sans visage...
Ce soir je veux que tu prennes possession de mon être
Eternellement...

Gloire et Louanges à toi, Mon Mâitre
Dans les profondeurs infernales où tu es Roi
Et où ton peuple construit ta demeure
Pour l'Eternité...
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# Posté le lundi 17 septembre 2007 03:25
Modifié le vendredi 21 mars 2008 07:10

A toi, Maman....

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Toi,
Miroir des Rêves,
Sur lequel se reflète l'image de la piété
Onde douce et profonde sour le ciel ardent
Tu m'inspires une forêt baignée de soleil
Peuplée de muses et de nymphes, verves des poètes
Portant en leur sein la douleur humaine...

Toi,
Calme, douce, aimante,
Telle la mère du Verbe Créateur qui,
Au pied de la Sainte Croix de l'Amour,
Déversa des rivières de larmes amères.
Un lien te retient à tout jamais,
Insoumise immortelle au tempérament ardent.

Toi,
Rose à peine éclose sur l'adversité du monde,
Tu regardes, émue, la vie des autres se flétrir
Toi qui sais que dans le coeur des tiens
Ta place immortelle jamais ne sera suppléée
Deux bras se tendent, symbolisant l'Amour d'une mère
Peux ceux qu'elle a enfantés, nixe au corps fécond.

Toi,
Trésor de bonté,
Innocente marionnette dans un monde vide de sens
Puisses-tu un jour apercevoir la lueur bienfaitrice
Du chêne sacré qui défie les saisons
Qui nous a sauvé de sa folle passion.
Puisses-tu un jour nous garder une place
Dans les cieux parsemés de Sagesse,
Ou un jour, nous nous retrouverons.
 A toi, Maman....
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# Posté le lundi 17 septembre 2007 04:27
Modifié le vendredi 21 mars 2008 07:10

Complainte



J'ai besoin de toi, Etranger
Toi l'ami qui saura m'écouter
Quand mon coeur blessé voudra s'épancher
Car il souffre de l'intérieur
Il est torturé de douleur...

Je voudrais pouvoir hurler ma peine
Mais ce serait une cause vaine
Puisque dans ce monde peuplé d'égoïstes
Seul le profit personnel existe
Dominé par le Monopole, le Pouvoir, et l'Argent

Mes pleurs s'écoulent lassivement, me vidant de mon sang
Mon corps alors vidé de ce liquide vital, pauvre Enfant !
Se meurt, s'assoiffe, se désèche...
Il n'en reste que cette masse informe blessée par ta flèche
Amer et délivré il s'élève vers les Cieux.


Mon corps ne répond plus
Je crie "A l'aide", je crie "Au secours" , je n'en peux plus
Mais personne n'est à l'écoute
Tout n'est que doute
Vraiment.... cette race humaine me dégoûte...!

Je voudrais mourir
Je voudrais m'endormir
Dans une barque qui me ferait chavirer
Et lentement m'emporterait dans cette eau glacée
Je pourrais alors me décharger de ce chagrin qui m'emprisonne.

Pourquoi ne pas vouloir écouter,
La Vérite, Ma Vérité, qui n'est pas à souhaiter
Mais qui me déchire,
Qui déchire mon Âme....
Oh mon Âme.... modeste flamme
Qui bientôt s'éteindra...

Toi, Etranger, écoute cette psychose
Je ne te demande qu'une simple chose,
Ecoute mon coeur parler, écoute-le respirer et se confier
Car je suis au bord du gouffre
Aurais-je un jour assez confiance pour te dévoiler combien j'en souffre ?


 Complainte
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# Posté le lundi 17 septembre 2007 04:59
Modifié le jeudi 10 avril 2008 12:03